Prisonniers politiques sous la dictature argentine, 

Coronda 1974-1979

«Nous ne nous considérons pas comme des victimes. Nous étions et nous sommes toujours des hommes engagés dans l'action. Nous voulons des changement de fond, pour lesquels nous luttons. Nos récits témoignent d'une profonde souffrance, mais l'humour y est souvent présent car il était une arme fatale contre nos bourreaux. Face aux gendarmes et aux gardiens prisonniers de leur peur, nous étions des hommes vraiment libres, en dépit de notre enfermement dass les cellules où nous passions vingt-trois heures par jour.»

 

Dans leur livre Ni fous, ni morts (commandez votre exemplaire ici), les détenus politiques survivants de la prison de Coronda témoignent de leur expérience d'il y a plus de 40 ans. Deux mots résument leur message: résistance et résilience. Ils ont résisté, au quotidien, à un système qui voulait les anéantir. Ils l'ont fait notamment en construisant, avec presque rien, des «périscopes» pour surveiller les surveillants. Malgré les tortures, ils ont fait preuve d'une résilience remarquable, défiant le pouvoir militaire dans les actions de tous les jour, par l'entraide et le rire.

L'expérience de vie exceptionelle relatée ici est davantage qu'un compte-rendu historique. D'une part, parce que certains responsables de ces crimes atroces ont été condamnés pour leur rôle dans la prison, ce qui montre que l'impunité n'est pas éternellement garantie. Mais aussi parce que les actuels mouvement de contestation de pouvoirs autoritaires, la mobilisation sociale et la lutte contre le réchauffement climatique disent combien la résistance est aujourd'hui multiple. Comme en Argentine il y a 40 ans, elle requiert l'engagement de femmes et d'hommes, souvent jeunes, qui ne craignent pas de mettre en jeu leur destin, voire leur vie. 

Ce livre, dont la version originale a connu un grand retentissement en Argentine, constitue un formidable témoignage de victoire de l'être humain sur la folie et la mort, grâce à une lutte collective contre l'injustice et l'arbitraire. Une lecture qui s'impose.


Des personnalités parlent du livre

 

«Ce témoignage des anciens prisonniers de Coronda est une nouvelle contribution au sauvetage de la mémoire collective. Elle respire, cachée sous l'amnésie obligatoire.»

Eduardo Galeano, écrivain uruguayen (pour la 1ère édition en espagnol)
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«Ceux qui ont pris la décision de torturer des hommes, de les conduire à la folie et de les assassiner ne seront jamais ceux qui écriront la dernière page de l'histoire. Les souvenirs subversifs des survivants de Coronda ont dénoncé leur tortionnaires. Les anciens prisonniers ont obtenu justice et les criminels ont été condamnés. Une nouvelle page commence: que jamais ne triomphe l'oubli, que jamais ne se répètent les actes inhumains qui ont été commis ans nette horrible prison. Ni fous, ni morts, un livre indispensable.» 


Leonardo Boff, théologien brésilien
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«Le témoignage des anciens détenus de Coronda, dont plusieurs étaient des prisonniers d'opinion adoptés par Amnesty International, a été essentiel pour obtenir justice et faire condamner les tortionnaires. Mais ce livre est surtout une leçon de vie, une ode à la liberté, que la dictature argentine n'a pas réussi à étouffer.» 

Manon Schick, directrice d'Amnesty International Suisse
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«L'histoire est écrite par les vainqueurs, dit-on. Dans ce sens, les témoignages des anciens détenus de la prison de Coronda sont un acte de mémoire indispensable. Ils signifient que le projet de la dictature militaire d'anéantir toute opposition a échoué. Témoigner du passé contribue à construire l'identité de la société future.» 

 

Antonio Hodgers, fils de disparu argentin, président du Conseil d'Etat genevois
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Ce livre met à nu l'horreur que peut être le pouvoir d'une caste dominante quand il se sent menacé. Et il montre la force infinie des résistantes et des résistants. La lecture de ces témoignages préserve nos engagements des risques récurrents de la naïveté et du défaitisme. Merci à celles et ceux qui ne sont pas devenus fous et qui vivent encore pour nous montrer ce que lutter peut vouloir dire.»

Pierre Yves Maillard, Président de l'Union syndical suisse, Conseiller national
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«Ni fous, ni morts est une ode à la fraternité, une leçon de solidarité et de dignité offerte par une poignée de jeunes détenus politiques en proie à un projet génocidaire. Leur résistance lucide, imaginative, déterminée, et non dénuée d'humour est un appel à ne jamais baisser les bras, une invitation à rester fidèles à nos valeurs et à nos idéaux, même lorsque tout semble perdu.» 

Benito Pérez, rédacteur du journal Le Courrier, Suisse